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# Posté le mercredi 17 octobre 2007 04:40

Modifié le mercredi 26 novembre 2008 04:11

Biographie 1° Partie

Biographie 1° Partie

Ses parents sont des immigrés juifs polonais, arrivés en France dans les années 1930 et naturalisés au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, grâce à leur participation à la Résistance.

Militants communistes, Alter Goldman et Ruth Ambrunn se sont mariés en juin 1949.

Troisième d'une famille de quatre enfants, Jean Jacques a vécu une enfance qu'il qualifie de banale, dans le XIXème arrondissement parisien, puis à Montrouge en banlieue.

Très tôt ses parents lui font apprendre le violon, puis le piano. A l'âge de 14 ans, il est choriste dans la chorale de l'église de Montrouge, les Red Mountain Gospellers. Il joue aussi de la guitare et de l'orgue sur le 45 tours que le père Dufourmantelle, directeur de la chorale décide d'auto-produire.

C'est le premier contact du jeune homme avec les studios d'enregistrement.

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 03:02

Modifié le samedi 14 juin 2008 01:24

2° Partie

2° Partie
A l'échec et sur la route

Il découvre aussi ce qui sera sa grande révélation musicale, Aretha Franklin et son célèbre tube soul "Think".

Cela lui fait l'effet d'un électrochoc.


En 1968, il abandonne ses études de musique classique.
Il apprend la guitare.
Il joue avec différents groupes, dans les bals et les discothèques.
Avec le groupe Phalanster (le nom fait référence aux théories utopistes d'un philosophe et économiste français du XIXème siècle, Charles Fourier), Goldman se produit même dans la célèbre salle du Golf Drouot.
En parallèle, il continue sa scolarité tout à fait normalement et obtient le baccalauréat D avec mention, en 1969.

Ses parents lui conseillent de poursuivre des études de commerce et Jean-Jacques n'y voit aucun inconvénient.
C'est ainsi que de 70 à 73, il est inscrit à l'EDHEC (Ecole des Hautes Etudes Commerciales) à Lille.
Loin de Paris et de son ébullition musicale, il perfectionne la pratique de la guitare et écoute avec ferveur Jimmy Hendrix et tous les "guitar heroes" des années 70.
Durant les vacances scolaires, il effectue avec un ami de longs voyages qui le mènent du Canada aux Etats-Unis et au Mexique. Comme beaucoup de jeunes de sa génération, il "fait la route" et part à l'aventure, comme dans le livre de Jack Kerouac.
Après l'obtention de son diplôme de commerce, il revient à Paris et se sent regagné par la fièvre musicale de la capitale.

Il effectue son service militaire dans l'armée de l'air en 74-75.

Finalement décidé à faire de la musique son métier sans pour autant avoir une ambition très précise, Jean-Jacques Goldman acquiert les rudiments de la profession entre guitare, chant et composition.
Il découvre Léo Ferré en allant voir un groupe de rock progressif, Zoo.

C'est le temps des albums-concept et des longs délires symphoniques rock.

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 03:07

Modifié le samedi 14 juin 2008 01:25

3° Partie

3° Partie
Thaï Phong

La rencontre avec deux guitaristes d'origine vietnamienne, Khanh, ingénieur du son et Taï alors employé de banque, est décisive. A la recherche d'un musicien qui vienne compléter leur formation, ils sont séduits par la compétence musicale mais aussi vocale de Goldman. Ils créent le groupe Taï Phong ("Grand Vent" en vietnamien), qui est renforcé par l'arrivée de Jean-Alain Gardet aux claviers et de Stéphane Caussarieu à la batterie. Ils ont la passion du travail en studio. Après un an de répétition, ils font le tour des maisons de disques et finissent par signer chez WEA. En 1975, sort un premier album avec un premier tube, slow pop de l'été, "Sister Jane". Ce succès les motive pour écrire un second album qui sort en 77 : "Windows".
Maturité pour certains, évolution et démarcation des modèles de musique anglo-saxonne pour d'autres sont les caractéristiques de ce nouvel opus. En 1979, un troisième album "Last flight" vient clore l'aventure du groupe. Michaël Jones, guitariste gallois, est à cette occasion venu rejoindre le groupe que Gardet et Taï ont abandonné. Le rock symphonique et progressif est maintenant dépassé. Remarquons que durant ces quatre années, Jean-Jacques Goldman a enregistré trois 45 tours solo qui sont passés inaperçus : C'est pas grave Papa" en 76, "Les Nuits de solitude" en 77 et "Back to the city again" en 78.
Ces disques sont loin d'être des chefs-d'oeuvre et n'éclairent guère la suite de sa carrière.
Après cette expérience collective, Jean-Jacques Goldman s'installe un petit studio chez lui et compose des chansons en français, qu'il a l'intention de proposer à d'autres interprètes. Sa femme Catherine, qu'il a rencontrée en 72, le soutient et l'encourage à persévérer dans cette voie.
En 81, un jeune producteur du nom de Marc Lumbroso remarque une de ses compositions et lui fait faire une maquette qu'il propose à Epic, le label des nouveaux talents de CBS : "Il suffira d'un signe". Le titre sort en 45 tours, dure un peu plus de 6 minutes et enthousiasme plusieurs radios. Il se vendra à près de 500.000 exemplaires. Jean-Jacques Goldman signe un contrat pour cinq albums avec Epic.
Il décide de choisir onze titres et veut appeler l'album "Démodé". Sa maison de disques s'y refuse pour raison de marketing. L'album sort finalement sans titre. Un second 45 tours "Quelque chose de bizarre" n'a pas le succès escompté. Mais la machine est lancée et on peut sans doute dire que là est le dernier échec de l'artiste.

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 03:12

Modifié le samedi 14 juin 2008 01:25

4° partie

4° partie
La musique est bonne

Epic le persuade aussi d'adapter ses titres en langue étrangère afin de s'exporter. C'est ainsi que le chanteur écrit "Just a little sign" qui sort en Allemagne, ainsi que "Como tu", en Espagne sans aucun succès.
En 1982, sous la pression de la maison de disques, Jean-Jacques Goldman sort un second album qu'il veut appeler "Minoritaire". Une nouvelle fois, il essuie un refus et le disque sort sans titre. "Quand la musique est bonne" est le premier extrait et connaît un succès phénoménal.
Sa voix relativement haut perchée et ses mélodies bien ficelées deviennent la marque de reconnaissance du chanteur. Mais les textes sont sans doute ce qui est le plus important pour son nouveau public. Ils ont d'ailleurs un très grand impact. Ses titres révèlent une personnalité intègre, mais rien de la vie privée du chanteur ne transparaît. Sa sincérité semble être la principale raison de son succès.
Un second titre, en 83, est extrait de l'album et s'intitule "Comme toi". Littéralement propulsé aux sommets des hit-parades, ce titre permet à Jean-Jacques Goldman de recevoir le Diamant d'Or de la Chanson Française. Le troisième extrait "Au bout de mes rêves" le confirme comme une nouvelle valeur de la chanson française. Malgré ses réticences, il accepte de faire une tournée qui dure jusqu'en mai 84 avec un crochet par l'Olympia à Paris du 26 mars au 1er avril.
Sans look spécifique ni vie privée tapageuse, Jean-Jacques Goldman est un individu relativement timide qui supporte assez mal le système de vie imposé par le show-business. Dès qu'il revient chez lui, il rejoint sa femme et ses enfants (Caroline née en 76 et Michaël né en 1980, un troisième naîtra en 84). Il essaie aussi de les préserver de toute l'agitation qui l'entoure.

# Posté le mercredi 24 octobre 2007 14:09

Modifié le samedi 14 juin 2008 01:27